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APPELS DE TEXTES

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ON VEUT VOUS LIRE

THÈME: CORRESPONDANCE
DATE DE TOMBÉE: 01 juin 2018

Il y a mille-et-une manières de torturer ses amant·e·s. Alain Grandbois, lui, le faisait dans ses lettres. En septembre 1932, lors d’un séjour sur la côte d’Azur, le poète québécois prend pour amante une dénommée Lucienne Boucher, dont la mère est hôtesse dans les salons littéraires. Dès son retour chez lui, Grandbois entreprend une correspondance tortueuse avec la jeune femme. Tout au long de leur relation, il oscillera entre le désir d’être avec Lucienne et celui de rompre avec elle. Dans sa première lettre, il écrit : « Je te crie reviens, reviens, et je te crie, je ne veux plus te revoir jamais. Il n’y a pas de vérité du milieu. » Au fil des mois, il lui fait état de sa passion : « Je viens à toi comme à une récompense. Je relis tes lettres. J’y trouve ton amour. » Et presque du même souffle, il la repousse : « Je t’ai trop donné. J’ai trop misé sur toi. » Au bout de quelques mois de ce manège, sans surprise, leur relation se termine*.

Et vous, conservez-vous, dans vos tiroirs, des missives chagrinées comme celles d’Alain Grandbois? Avez-vous déjà échangé, avec vos camarades d’école, des lettres sottes aux allures d’origami? Sont-elles dignes d’être publiées? Pour cette édition de Zinc, nous vous invitons à explorer le genre épistolaire sous toutes ses formes. Que vous inspire le thème « Correspondance »? Des lettres de rançon, de sombres faireparts, des lettres manuscrites calligraphiées? Nous voulons les lire! Envoyez vos nouvelles, essais, récits et illustrations par courriel à : revuezinc@gmail.com. Les textes doivent compter au maximum 5 000 mots. Toutes les soumissions doivent être accompagnées d’une notice biographique et de votre adresse postale.

*Le fonds Alain Grandbois à Bibliothèque et Archives nationales du Québec contient douze brouillons de lettres adressées à Lucienne Boucher.

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