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NUMÉRO 2

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NUMÉROS 2

Ce deuxième numéro de la pimpante revue Zinc rassemble des voix qui, si elles sont bien distinctes les unes des autres, ont en commun une même élégance discrète, une sensibilité qui point entre les phrases.

 

Ainsi, sous la plume magnifique de Christian Mistral, un fils réfléchit à son père, cet homme de peu de mots. Chez Karoline Georges, les plantes et le béton, à la façon d’amants distants, se fréquentent mais ne se rencontrent pas. Il est question, dans ce numéro, d’un rituel où l’identité voltige dans la fumée (Kevin Vigneau), d’une peine d’amour soignée à Paris (Jade Bérubé), d’une ex-candidate au suicide qui veut prendre son pied (Nadia Bédar), d’une animalité retrouvée (André Phaneuf). Old Cola s’y décrit, plus jeune, passant tellement de temps au café qu’il finit par y transférer sa bibliothèque. Chantal Gevrey y fait l’éloge du grognement et de ses mille modulations. Suzanne Myre dresse le portrait d’une fillette dont le papa est couché dans un cercueil, et d’une veuve à la beauté déplacée. P.J. Poirier explique en quoi Christian Bobin et Charles Bukowski appartiennent à la même race de poètes, et Caroline Pascal écrit depuis le Togo une lettre où elle s’inquiète du sort des femmes qu’elle côtoie. Comme si elles s’étaient frayé un chemin entre les pages de la revue, les craintes formulées par Pascal se matérialisent dans « L’offrande », alors que des pêcheurs laissent libre cours à leurs sombres pulsions (Aude Hoareau, Île de La Réunion).

 

 

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