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NUMÉRO 37

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COEUR

Non, nous n’attendrons pas février et les flèches de Cupidon pour nous épancher. Aux abords de l’hiver à naître, ce numéro 37 de la revue Zinc laisse entendre les voix multiples et enchâssées d’auteurs qui font battre le mot cœur et foule son champ sémantique foisonnant.

 

Kiev Renaud explore le double douloureux et interroge la disparition du corps pendant que Vincent Paiement Désilet sonde la folie dont on ne revient pas – comme il en est des soldats qui se perdent en Afghanistan. Anne-Marie Cousineau propose une nouvelle aquatique métaphorique aux forts parfums de chlore et Flora Amman, une étonnante et médicale « chronique de la mort d’une vieille dame écrite sur la table d’une cuisine ». Nous atterrissons avec légèreté dans le Montréal sans âge, juste et drôle de Suzanne Myre où se discordent des cœurs jumeaux sur fond de révolution sexuelle pour déboucher dans les rues de Geneviève Nugent où cohabitent les corps cassés, les âmes amies, le bon voisinage où éclatent quelques rires quand d’autres laissent à peine entendre leurs cris. L’histoire de dents tristes et de départ de Mélanie Jannard laisse son personnage le cœur au bord des lèvres dans une bouche charcutée de mal-aimée tandis que Simon Brousseau permet au sien de s’engouffrer dans le répertoire de sa vie onirique : psychanalystes, bienvenus ! Le numéro se clôt avec la nouvelle magistrale de Maxime Olivier Moutier qui farfouille ces petites bombes nichées en nos thorax, et décortique de façon chirurgicale les nombreux emplois du vocable « cœur ».

 

Le numéro est mis en beauté par le travail de l’artiste visuelle stambouliote Merve Özaslan qui interroge la relation entre l’homme et la nature, cette histoire d’amour haine dans une urbanisation à outrance.

 

 

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